Témoignages


Par Grégory Roth, Cath.ch

 

 

Didier Grandjean, 28 ans, originaire d’Enney, en Gruyère (FR), vice-caporal de la Garde suisse, vit au Vatican depuis 2011. A fin de son mandat, il envisage d’entrer au séminaire 

 

«Je me suis donné les moyens de prendre congé à la Garde pour pouvoir vivre mes premières JMJ. Et vu mon âge, ce sera peut-être mes dernières en tant que participant [rire]. Ces JMJ à Panama ont été pour moi l’occasion de participer, avec le Saint-Père, à un événement de l’Église catholique, autrement que dans le cadre de ses voyages apostoliques. Habituellement, je l’accompagne dans ses voyages. Et là, ça m’a beaucoup plu de le vivre dans un contexte différent, avec tous les jeunes de Suisse. Un des moments les plus marquant de ces JMJ est la veillée du samedi soir, où j’ai senti beaucoup de recueillement, et en même beaucoup de joie et de communion entre les jeunes. Et ça fait plaisir de voir une Église qui est vivante et qui est jeune ».


Florian Reynaud, 22 ans, fromager à Pringy, Gruyères (FR). Engagé pendant 8 ans comme enfant de chœur et animateur théâtre dans l’UP Saint-Joseph 

 

« J’étais déjà aux JMJ de Cracovie et j’ai beaucoup aimé, car les messages du pape étaient très forts. Il nous disait notamment de quittez nos canapés pour aller vers Dieu. Aujourd’hui, il nous invite à être comme la vierge Marie, à être des ‘influenceurs’, elle l'a qui a influencé le monde à une époque où Internet n'existait pas. Il faut suivre son modèle, non seulement parce que c'est la mère de Jésus, mais aussi parce que c'est une femme en tant que tel. Je vis les JMJ dans un esprit très fraternel, et même s’il y a des personnes avec qui l’on se lie plus d’amitié qu’avec d'autres, je pense que nous sommes tous là pour les mêmes raisons: pour l'amour, pour Dieu, pour la foi. Je viens ici pour créer de nouvelles rencontres, pour en approfondir d’autres et surtout pour approfondir ma foi »


Michelle Berchtold, 20 ans, originaire d’Argovie, partage sa vie entre Fribourg et Payerne. En études de droit à l’Université de Fribourg, en 2ème de Bachelor 

 

« Je n’ai pas pu aller à Cracovie, ce sont donc mes premières JMJ. Et je dois dire que de me retrouver au cœur d’un rassemblement de jeunes catholiques de partout dans le monde, ça ne me donne pas l’impression qu’il n’y a plus beaucoup de jeunes croyants engagés, comme on l’entend souvent. C’est l’occasion de sortir de son quotidien, et de vivre avec des personnes de toute condition et de toutes origines. Pour moi, c’est vraiment une expérience unique et c’est ce qui me fait avancer dans ma foi. En plus, ici, on crée des liens forts avec les autres jeunes et très rapidement ».


Dennis Pellegrini, 22 ans, de Faido (TI), étudiant en théologie à l'Université de Lugano. Après ses études, il souhaite enseigner la religion, en particulier à l'école. Voyager en Afrique fait également partie de ses projets.

 

« Ce qui m’a particulièrement marqué pendant les JMJ de Panama, c’est de pouvoir prendre la parole devant le pape pour présenter l'ensemble du continent européen lors de la célébration du jeudi 24 janvier 2019 sur la Cinta Costera. Je n'étais au courant de cet engagement, et lorsque je l'ai appris, c'était une belle surprise, une grande joie et une émotion profonde. J’avoue avoir éprouvé quand-même un peu de trac avant de parler au pape et devant tous les jeunes. Mais ce fut un grand honneur, je pense que cela restera pour moi un événement unique et inoubliable ». 


Benjamin Pierroz, 18 ans, de Vernayaz (VS), en 4ème année de collège à la « Royale Abbaye » de Saint-Maurice, intéressé par le domaine du Droit 

 

« J’avais 2 principales raisons de venir aux JMJ. La première était d’essayer de me trouver dans ma foi, car j’avais beaucoup de questions, et je ne savais pas trop quoi penser de moi-même, de l’Église et de Dieu. Et la deuxième, c’est de pouvoir découvrir de nouveaux pays, des personnes de nombreux nations et de faire des rencontres. Ces JMJ sont un véritable retournement pour moi, car d’une part, j’ai trouvé des réponses à mes questions, et d’autre part, le fait de vivre cette semaine avec d’autres jeunes, ça m’a donné l’impression de revenir sur le droit chemin de la foi. Car je n’étais pas forcément très pratiquant avant. J’allais à la messe une fois par semaine, mais sans grande conviction ». 


Andrea Bersier, 19 ans, 3ème du collège, responsable des servants de messe à la paroisse d’Estavayer-le-Lac (FR) 

 

"Pour moi, les JMJ, c’est à la fois partir à l’aventure et à la fois prendre un temps bien déterminé pour se retrouver avec Dieu."


Charlotte Rouiller, 19 ans, 5e année du collège, engagée dans la catéchèse paroissiale et ancienne servante de messe à Martigny-Croix, intéressée par le métier de traductrice

 

"J’ai entendu parlé des JMJ par une amie. Cette année, j’y participe pour la première fois. La raison ? Comprendre ce que le Seigneur veut pour ma vie."


Joël Perey, 21 ans, électricien, de Nyon (VD) engagé dans le groupe de jeunes de sa paroisse.

 

"Dans la vie de tous les jours, je n’ai pas forcément la possibilité de vivre ma foi, ma famille n’étant pas très pratiquante. Quand j’ai l’occasion d’en parler, c’est surtout avec mes amis. Après l’incroyable expérience des JMJ de Cracovie 2016, lorsque nous avons appris où allait se dérouler les prochaines [à Panama], nous nous sommes promis d’acheter tout de suite nos billets. Aux JMJ, il n’y a plus de préjugés, nous sommes tous là pour la même chose. Et nous pouvons nous apercevoir de la grandeur de l’Eglise universelle."


Marie Boillat, 26 ans, Saignelégier (JU), Titulaire d’un master de géographie de l’Université de Lausanne. Réalise un feuilleton pour Le Quotidien Jurassien sur les JMJ de Panama 

 

"Cela fait longtemps que j’avais entendu parlé des JMJ, et cette année, j’avais vraiment envie de découvrir ce que c’est et les vivre de l’intérieur. Au JMJ, j’attends de pouvoir me ressourcer dans ma foi et de me reconnecter. C’est aussi l’occasion de découvrir l’Amérique centrale et apprendre l’espagnol. Je poursuivrai ce séjour durant quelques mois, en parcourant le Panama jusqu’au Mexique"


Blandine Boulier, 24 ans, infirmière au couvant des Ursulines à Fribourg. Formation en Lorraine, France 

 

« Avant mon départ pour mes premières JMJ, j’ai été bien soutenue par les sœurs dont je m’occupe. Une fois sur place, j’ai été étonnée de voir autant de jeunes pratiquants à travers le monde. Et il a fallu aller jusqu’au Panama pour rencontrer des jeunes de Fribourg! Cela fait plaisir de voir qu’on n’est pas seul à vivre notre foi. Et des amitiés sont déjà nées de cette rencontre. C’est impressionnant de voir cette culture omniprésente de la fête dans les messes à Panama. Mais comme j’ai besoin de temps de recueillement, j’apprécie d’autant plus les messes que l’on a célébrées avec les autres Suisses. »